Nabil Ben Yadir

Nabil Ben Yadir

Réalisateur

Après une formation en électromécanique, Nabil Ben Yadir débute sa carrière en 2001 en décrochant un petit rôle dans Au-delà de Gibraltar. Quatre ans après sa première expérience avec Taylan Barman, il apparait dans Le Couperet de Costa-Gavras. La même année, il tourne son premier court métrage, Sortie de clown, dans lequel il raconte l’histoire de Lucien, à la fois croque-mort et clown dans les hôpitaux.

En 2008, Nabil retrouve le cinéaste Taylan Barman, qui lui confie le rôle de Youssef dans 9mm. Un an plus tard, il réalise et scénarise la comédie Les Barons, son premier long métrage, avec Nader Boussandel, Julien Courbey et Edouard Baer. Poursuivant sa carrière de metteur en scène, il réunit en 2013 Olivier Gourmet, Tewfik Jallab, Hafsia Herzi et Jamel Debbouze dans La Marche, comédie dramatique, basée sur l’histoire vraie d’une marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme. En 2016, il réalise Dode Hoek.

Filmographie

Un flic raciste en fin de carrière, soutenant les thèses du parti d’extrême droite, envisage de se lancer en politique à Anvers. Avant cela, sa dernière enquête, qui l’entraîne à Charleroi, l’amène à remettre en questions ses plus profondes certitudes.

En 1983, des habitants d'une cité de la banlieue lyonnaise lancent l'idée d'une grande marche pour protester contre les discriminations dont sont victimes les Français issus de l'immigration.

« Pour être un baron, dans la vie, il faut être le moins actif possible, parce que chaque être humain naît avec un crédit de pas et chaque pas épuise ton crédit. C’est ce qui nous différencie du reste du monde : c’est que nous, les barons, on le sait dès le départ. Le baron le plus ambitieux, c’est moi, Hassan. Mon rêve c’est de faire rire. Mais “blagueur“, pour mon père, c’est pas un métier, c’est pas comme chauffeur de bus, un vrai métier, un métier avec des fiches de paie. Mounir, il voudrait qu’on reste des barons, à vie. Ce qui colle pas avec mon but. Parce que pour réussir, il faut quitter le quartier, mais on ne quitte pas le quartier, on s’en évade. Et pour s’évader, il faut courir, et quand on court, on n’est plus un baron.»

Sortie de clown

Lucien partage sa vie entre son travail et son passe-temps : croque-mort dans le civil, il consacre son temps libre à distraire les enfants malades de l’hôpital qui l’emploie…